S Y M I

 

 

Symi fût un grand centre de pêche d’éponges.

Les mythes nous disent qu’un Dieu s’installa avec sa femme Symi et pour lui faire plaisir appela cette île Symi.

Habité dès l’époque préhistorique, dépendante de Rhodes durant toute l’antiquité.

En 1120 avant J.C, occupé par les Dorians du Péloponnèse, et successivement par les Byzantins, les Romains, les Turcs de 1522 à 1912, les Italiens de 1912 à 1947.
Symi réintègre la nation Grecque en mai 1947.

Avant l’occupation Italienne, Symi était une île prospère, 22000 habitants, construction de bateaux réputés par leur rapidité, pêche d’éponges, peintures d’icônes remarquables.

La fabrication de bateaux et le commerce d’éponges valurent à l’île une prospérité qui persista sous l’occupation Turque, Symi acceptant de payer un tribu afin d’éviter une conquête totale. Elle bénéficia en vertu de accord de divers privilèges, statut de port franc, droit pour les pêcheurs d’éponges de travailler librement et de vendre leurs bateaux.

Cette île aride, devint ainsi la plus importante du Dédocanèse après Rhodes et Cos.

Si sa participation à la révolution de 1821 lui coûta certains privilèges elle continua néanmoins à prospérer.

La population de l’île chuta de 22000 habitants en 1912 à 7000 en 1917 !!

Quelle explication rationnelle à cette perte étonnante ?.

Le déclin s’amorça avec l’apparition de la navigation à vapeur. Mais l’occupant Italien ferma toute activité extérieure, pêches d’éponges et de poissons sous prétexte du conflit militaire entre 1914 et 1918.

La pêche d’éponges a décollé au milieu du 19ème siècle, attirant les grecs des îles karpathos, Kalymnos, Tilos venus profités des offres d’emploi dans cette industrie florissante.

On peut comprendre ainsi que la population passe de 8000 habitants en 1850 pour atteindre 22000 habitants en 1912 ( voir tableau ).

En 1917 on recense plus que 7000 habitants. Ainsi 15000 grecs ont émigrés au sud de la France, mais aussi en Floride ( E.U ) et à Sydney ( Australie ).

Après 1922 l’île ce repeuple et retrouve près de 9500 habitants. Les grecs venus d’Asie Mineure ( désastre de Smyrne en 1922 ) et compte tenu de la proximité de Symi et de la Turquie.

Après des jours de gloire industriels, Symi évite la mort avec un tourisme grandissant et stabilise ainsi son déclin de population au plus bas avec 2400 habitants en 2001.

 

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